Aimer (et) apprendre l’histoire

Sur les bancs de l’école, on apprend l’histoire. Alors, oui, tout le monde apprend l’histoire! On ne peut pas pour autant dire que l’enseignement de l’histoire est obligatoire, mais on espère que cela restera une évidence pour les générations à venir.

  • Comment comprendre ses racines, d’où on vient sans apprendre l’histoire?
  • Comment peut-on approcher les autres cultures, rapprocher les peuples sans apprendre l’histoire? À cet égard, l’histoire est un outil tellement puissant que manipulée sans souci d’objectivité, elle peut tout aussi bien devenir un moyen de propagande puissant pour lever un peuple contre un autre.

L’histoire est donc dans toutes les conditions un outil de formation et un regard sur notre environnement temporel et spatial.

Voilà pour le cadre théorique qui séduit les adultes et peut les convaincre de s’ouvrir à l’histoire. Quant aux enfants et adolescents, pour que la connaissance historique pénètre leurs cerveaux avec aisance et en profondeur, la première chose dont nous sommes responsables en leur apprenant l’histoire: leur faire aimer l’histoire.


Mission du site Enfants de l’Histoire

Objectif

Rendre l’histoire du monde en général, et l’histoire de France en particulier, attractive et intelligible pour les enfants, adolescents et leurs parents, ainsi que pour les curieux.

Moyens

  • Raconter l’histoire de façon simple en s’appuyant sur des documents hautement visuels.
  • Générer du contenu vivant qui engage réflexion et action: le visiteur est un acteur qui vit l’histoire et la partage avec son environnement.

Démarche du site Enfants de l’Histoire – Point de vue

Les trois piliers de l’histoire pour les enfants

1 + 2 + 3 = enfants fan d’histoire

1 – Curiosité spontanée de l’enfant

Connaissez-vous un seul enfant qui ne soit pas curieux? Connaissez-vous un seul enfant qui n’aime pas les histoires? Alors, si on est curieux (porte ouverte à la compréhension) et qu’on aime les histoires, comment peut-on ne pas aimer l’histoire?
Je pose cette question car je peux entendre de nombreux enfants et adolescents qui vont clamer ne pas aimer l’histoire. Je pense qu’ils l’aiment mais ne le savent pas encore. Ce serait triste qu’ils ne le sachent jamais, n’est-ce pas? Mon espoir est justement d’éveiller cet intérêt qui sommeille.

2 – Parents, vecteurs d’histoire

Il faut juste que l’histoire devienne naturelle. Et pour cela, elle doit rentrer dans le quotidien. Quoi de mieux alors pour la transmission de l’histoire que l’implication des parents et de la famille? Je vais même être plus radicale: les parents SONT un maillon essentiel pour transmettre le plaisir de l’histoire. Typiquement, les conversations des repas se prêtent parfaitement au jeu des questionnements de l’histoire. “Aujourd’hui, j’ai appris qu’on a retrouvé le squelette d’un roi d’Angleterre sous un parking… C’est quand même fou, non? Comment ça se fait qu’on l’ait oublié là?” Animés par la curiosité, on regarde ensemble sur internet pour en savoir plus. C’est comme une enquête. C’est en fait très ludique. Et cela marche sur tous les sujets car l’histoire se cache partout. Penser à l’histoire dans nos conversations revient à mettre en place une démarche d’approfondissement des connaissances pour comprendre le pourquoi, de développer une approche objective et comparative d’un sujet.
Ce site donne des points de départ pour alimenter conversations et questionnement autour de l’histoire, ainsi que des réponses ou pistes pour aller plus loin facilement au quotidien. C’est le complément idéal d’expositions, de livres ou films.

3 – Richesse du web, outil pédagogique

Le web et les mobiles ont déjà révolutionné la relation à l’information des personnes nées avant 1990. Et si l’abondance d’informations continuellement  à portée de main, une info hautement visuelle, est simplement naturelle pour les enfants et ados de nos jours, nous ne sommes qu’aux prémisses des bouleversements apportés à l’éducation, l’édition et l’apprentissage en général. Sans faire de prédiction particulière ou de théorisation, je suis tout simplement pour l’expérimentation dans la création du contenu en gardant pour ligne directrice le panachage d’infos graphiques, vidéos pour créer un fort support visuel, mêlées à des décryptages écrits morcelés en courtes sections où l’audience est appelée à une réflexion active par le biais de questions, d’activités ludiques et où le style se veut humoristique ou personnel pour appeler l’émotion et faciliter la mémorisation.

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